Aller au contenu
Service indépendant. Démarches sans frais sur ants.gouv.fr.

Commencer ma démarche

Choisissez votre démarche et indiquez votre immatriculation. Le service et le prix s’affichent avant tout paiement.

F
Continuer

Ce qui vous attend

  • Réponse écrite sous 24 heures ouvréesVotre conseillère vous répond par écrit, dans votre espace.
  • Votre dossier relu avant le dépôtVotre conseillère vérifie vos pièces pour éviter un rejet de l’ANTS. Vous déposez.
  • Aucun identifiant demandéVous gardez la main sur votre compte ANTS.

Contrôle de stupéfiants : trois façons de perdre son permis depuis le 20 août 2026

Maïté, Rédactrice et expert administratifMis à jour le 7 septembre 2026

À savoir

La suspension du permis n'est plus liée à la seule conduite. Elle dépend de trois variables : le contexte du contrôle, les antécédents et le choix de payer ou de contester, qui mérite une décision informée.
Une suspension ne modifie rien au certificat d'immatriculation. La loi crée par ailleurs un mécanisme qui touche directement la carte grise, sans être propre aux stupéfiants : dès qu'un délit exposant à la confiscation du véhicule est constaté, un officier ou un agent de police judiciaire peut, avec l'autorisation préalable du procureur, faire inscrire une opposition au transfert du certificat d'immatriculation (article L322-1 III du Code de la route). Elle est levée en cas de classement sans suite, de non-lieu, de relaxe ou si la confiscation n'est pas prononcée. Tant qu'elle court, le véhicule ne peut plus changer de titulaire : aucun acheteur ne pourra obtenir une carte grise à son nom.
Pour les démarches d'immatriculation concernées, Portail-cartegrise.fr détaille les cas d'opposition, de changement de titulaire et de cession.

Usage réitéré : quand le préfet suspend le permis

L’article L224-7 modifié permet au préfet, saisi d’un procès-verbal d’usage illicite « commis en réitération », de prononcer à titre provisoire un avertissement, une suspension ou une interdiction de délivrance, dans la limite de six mois (article L224-8). L’amendement, porté par le garde des Sceaux Gérald Darmanin, a été adopté le 9 juillet 2026 par 39 voix contre 37.
Cette marge d’appréciation ouvre la voie à des pratiques différentes d’un département à l’autre, un risque que plusieurs praticiens pointaient dès juillet.

La réitération est définie à l’article 132-16-7 du Code pénal : nouvelle infraction après une condamnation définitive, hors conditions de la récidive légale. Le Code de la route ne précise ni le nombre de constats, ni le délai, ni le mode de preuve devant le préfet. Écrire qu’une deuxième amende entraîne six mois de suspension est donc faux. Rien n’est automatique, et la loi ne dit pas si une AFD payée vaut condamnation définitive pour la réitération. Les données manquent sur la doctrine des préfectures ; les premiers recours devant les tribunaux administratifs trancheront.

Amende stupéfiants : payer ou contester ?

C’est le choix que la réforme rend décisif. Le paiement de l’amende forfaitaire délictuelle éteint l’action publique :

  • aucun tribunal n’est saisi, donc aucune suspension judiciaire n’est possible
  • contester dans les 45 jours renvoie au procureur, qui peut poursuivre
  • en cas de condamnation, l’amende ne peut être inférieure au montant forfaitaire, ni au montant majoré si la contestation intervient après majoration, sauf décision spécialement motivée sur les ressources (article 495-21 du Code de procédure pénale). Et la suspension de trois ans devient possible.

Attention : l’amende forfaitaire délictuelle payée est inscrite au casier judiciaire. En effet, le texte adopté prévoit son retrait du bulletin n° 2 trois ans après le paiement (article 775 du Code de procédure pénale) et le pouvoir préfectoral de l’article L224-7 s’exerce sur la seule base des procès-verbaux transmis : un usager verbalisé une deuxième fois qui paie reste exposé au préfet.
La conséquence dépend donc du contexte, de l’historique et de la procédure.

Check-list : que faire après un contrôle ?

  1. Lire le procès-verbal ou l’avis de rétention : contexte (au volant ou non), infraction visée, délai de contestation.
  2. Vérifier la date des faits : seule une infraction commise depuis le 20 août 2026 relève du nouveau régime.
  3. Au volant : attendre la notification préfectorale (72 heures ou 120 heures) ; conduire malgré rétention est un délit distinct (article L224-16).
  4. Hors conduite : vérifier l’existence d’un antécédent définitif. Sans antécédent, le risque préfectoral est théorique.
  5. Décider dans les 45 jours : payer ferme la voie judiciaire ; contester ouvre le risque d’une suspension de trois ans.
  6. Conserver l’amende forfaire délictuelle payée et tout arrêté préfectoral : ils s’imputent sur une décision judiciaire ultérieure.
  7. Suspension préfectorale hors conduite : recours gracieux puis référé-suspension devant le tribunal administratif, les délais courant dès la notification.

Depuis le 20 août 2026, un contrôle de stupéfiants peut coûter le permis de conduire, même sans avoir pris le volant, et un conducteur peut être condamné sans analyse en laboratoire. Trois situations, trois régimes : voici ce qui est automatique, ce qui ne l’est pas, et la décision à prendre dans les 45 jours.

Notre méthode

## Contrôle de stupéfiants : ce qui change en 2026 La loi n° 2026-798 du 18 août 2026, dite « RIPOST » par le ministère de l'Intérieur, a été publiée au Journal officiel n° 0192 du 19 août 2026 et s'applique aux faits commis à compter du 20 août. Le Conseil constitutionnel (décision n° 2026-915 DC du 14 août) a censuré deux mesures routières mais validé le volet stupéfiants. Trois dispositions lient contrôle de stupéfiants et permis : 1. L'amende forfaitaire délictuelle (AFD) pour usage illicite passe de 200 € à 500 € (article L3421-1 du Code de la santé publique). 2. Un nouveau délit de conduite « malgré usage ou consommation manifeste » de substances altérant la vigilance est créé à l'article L237-1 du Code de la route. 3. L'usage simple, même hors conduite, ouvre désormais deux voies vers une suspension du permis : judiciaire (article L3421-7 CSP, 3 ans au plus) et préfectorale en cas de réitération (article L224-7 du Code de la route, 6 mois au plus). Les peines nouvelles ne s'appliquent qu'aux faits commis à partir du 20 août 2026 : pour un usage constaté le 19 août, l'amende forfaitaire reste à 200 € et aucune suspension judiciaire n'est encourue (article 112-1 du Code pénal). La mesure préfectorale de l'article L224-7 relève en revanche de la police administrative, et rien dans le texte n'exclut qu'elle vise un procès-verbal antérieur ; ce point sera tranché par les tribunaux administratifs. ## Test salivaire positif au volant : que risque-t-on ? La vraie nouveauté n'est pas dans les peines, restées stables, mais dans la preuve. Jusqu'à la loi RIPOST, la Cour de cassation exigeait une analyse toxicologique pour condamner un conducteur pour stupéfiants. Le nouvel article L237-1 permet de retenir un usage « manifeste » sur les seules constatations des agents, comme pour l'ivresse manifeste en matière d'alcool. Deux délits coexistent donc désormais.

CritèreConduite après usage (L235-1)Usage manifeste (L237-1, nouveau)
Preuve requiseAnalyse sanguine ou salivaireConstatations des agents, sans analyse
Emprisonnement3 ans3 ans
Amende9 000 €9 000 €
Cumul avec alcool5 ans et 15 000 €5 ans et 15 000 €
Points6 retirés6 retirés, de plein droit
Peines complémentairesSuspension jusqu'à 5 ans, annulationCelles de L235-1 (suspension, annulation) via L237-2

Des avocats en droit routier (Jean-Baptiste Le Dall, Étienne Lejeune) contestent ce glissement de la preuve scientifique vers l'appréciation subjective. Position défendue ici : un test salivaire négatif ne protège plus d'une poursuite, et c'est le changement majeur pour l'usager contrôlé au volant. Côté procédure, la rétention immédiate du permis sur le bord de la route n'a pas été créée par la loi. Le pouvoir de retenir sur soupçon d'usage de stupéfiants existait déjà ; la nouvelle loi RIPOST n'ajoute que deux hypothèses nouvelles, sans rapport avec l'usage simple.

ÉtapeRègleBase légale
Rétention du permis sur placeDépistage positif, refus, ou raisons plausibles de soupçonner un usageL224-1, 4°
Nouveautés RIPOST sur la rétentionAjout d'un 4° bis (psychoactifs détournés, protoxyde d'azote) et d'un 9° (rodéos) ; le soupçon d'usage de stupéfiants préexistaitL224-1
Suspension par le préfetObligatoire, sous 72 heures (120 heures après vérifications alcool ou stupéfiants), y compris après rétention sur le fondement du L237-1L224-2
Durée de la suspension préfectoraleJusqu'à 1 anL224-2

## Perdre son permis sans avoir conduit : possible ? Le contrôle peut aussi avoir lieu à pied, dans la rue. L'usage illicite de stupéfiants (article L3421-1 CSP) reste un délit puni d'un an d'emprisonnement et 3 750 € d'amende, traité le plus souvent par amende forfaitaire délictuelle : 500 € au tarif normal, 400 € en paiement rapide, 1 000 € en cas de majoration. Ce qui change : le I de l'article L3421-7 CSP, inséré par la loi du 18 août 2026, prévoit une peine complémentaire de suspension du permis de trois ans au plus, sans sursis ni aménagement professionnel, pour toute personne condamnée pour usage illicite, véhicule ou non. Le texte vise le permis de conduire comme le titre de conduite des bateaux de plaisance à moteur. > Deux faits restent inchangés : aucun retrait de points pour l'usage simple, et aucune rétention immédiate du permis par les forces de l'ordre, la rétention de l'article L224-1 visant le conducteur.

Sources

Cette page vous a-t-elle aidé ?

Votre retour est lu par la personne qui a rédigé cette page. Il n’est pas publié.

Que souhaitez-vous signaler ?

Uniquement pour vous répondre si votre remarque appelle une réponse. Elle n’est jamais utilisée à des fins de prospection, et elle est effacée une fois la page corrigée.

L’envoi n’est pas encore branché

L’écran est en place ; l’acheminement demande un hébergement capable d’exécuter du code. Rien ne part pour l’instant.

Une question sur votre propre dossier se traite plus vite par nos canaux d’assistance, qui ouvrent votre situation plutôt que cette page.

Les dernières actualités

Toutes les actualités →

Une conseillère à vos côtés, une réponse écrite sous 24 heures ouvrées

Aucune pièce n’est demandée avant le paiement : ce que comprend votre service vous attend ensuite dans votre espace.

Commencer ma démarche

Nous écrire

Réponse écrite sous 24 heures ouvrées, à l’adresse que vous indiquez.

Si votre question porte sur un dossier, indiquez l’immatriculation du véhicule : cela nous évite de vous la redemander.

Emplacement de la vérification anti-robot

À monter avant la mise en ligne. Tant qu’elle manque, le formulaire est ouvert.

Votre nom et votre adresse ne servent qu’à vous répondre. Ils ne sont ni cédés ni utilisés à des fins de prospection. L’adresse de la page d’où vous écrivez accompagne le message, pour situer votre question — voir la Confidentialité.

Votre message est parti

Vous recevez une réponse écrite sous 24 heures ouvrées, à l’adresse que vous venez d’indiquer.

Le message n’a pas pu être transmis

Rien n’est perdu. Le lien ci-dessous ouvre votre logiciel de messagerie avec votre objet et votre texte déjà écrits : il ne vous reste qu’à le transmettre.

Ouvrir ma messagerie