Aller au contenu
Service indépendant. Démarches sans frais sur ants.gouv.fr.

Commencer ma démarche

Choisissez votre démarche et indiquez votre immatriculation. Le service et le prix s’affichent avant tout paiement.

F
Continuer

Ce qui vous attend

  • Réponse écrite sous 24 heures ouvréesVotre conseillère vous répond par écrit, dans votre espace.
  • Votre dossier relu avant le dépôtVotre conseillère vérifie vos pièces pour éviter un rejet de l’ANTS. Vous déposez.
  • Aucun identifiant demandéVous gardez la main sur votre compte ANTS.

Taxe sur les voitures électriques : la proposition FNA va-t-elle changer la donne en 2027 ?

Maïté, Rédactrice et expert administratifMis à jour le 31 août 2026

À savoir

Il n'existe aucune nouvelle taxe sur les voitures électriques en 2026 : la seule mesure votée en ce sens a été abrogée avant d'entrer en vigueur. La vraie variable de coût, aujourd'hui, se joue à l'échelon régional, sur la taxe d'immatriculation. Et la vraie inconnue se jouera à l'automne, entre le budget 2027 et le sort des propositions FNA. Pour connaître le montant exact de votre certificat d'immatriculation, électrique ou non, Portail-cartegrise.fr vous accompagne dans le calcul et vos démarches en ligne.

Carte grise électrique : ce que vous payez réellement en 2026

Si aucune nouvelle taxe n’a été créée, le coût du certificat d’immatriculation d’une électrique a pourtant bien évolué. Depuis le 1er mai 2025, l’article 119 de la loi de finances pour 2025 (loi n° 2025-127) a mis fin à l’exonération automatique de la taxe régionale dont bénéficiaient les véhicules électriques : chaque conseil régional décide désormais du régime applicable sur son territoire. Le paysage qui en résulte est sans ambiguïté.
En 2026, les Hauts-de-France sont la seule région métropolitaine à maintenir un avantage pour les électriques, avec une exonération ramenée de 100 % à 50 % depuis le 1er avril 2026 ; les douze autres régions métropolitaines appliquent le tarif plein, comme pour un véhicule thermique.
La taxe régionale étant calculée sur la puissance fiscale, la facture peut atteindre plusieurs centaines d’euros selon la région d’immatriculation et le modèle.

En revanche, à l’immatriculation d’une électrique neuve en 2026, aucun malus n’est dû : ni malus CO₂ (émissions retenues à 0 g/km), ni malus au poids (exonération expresse). C’est un avantage significatif quand on sait que, sur le premier semestre 2026, 44,6 % des voitures neuves immatriculées en France ont été frappées d’un malus, soit 382 305 cartes grises sur 857 188 émises, selon les données NGC-Data publiées par L’argus.

Budget 2027 : trois scénarios à surveiller

L’automne budgétaire dira si la question ressurgit. Trois trajectoires sont sur la table :

  • Premier scénario : le retour du malus au poids pour les électriques, abandonné en février mais jamais enterré sur le fond. Aucun texte ne fixe de nouvelle date, ce qui laisse le champ libre aux débats du PLF 2027.
  • Deuxième scénario : la reprise, partielle ou totale, des propositions FNA, avec un barème au prix dont le calibrage déterminerait l’impact réel sur les électriques.
  • Troisième scénario : le statu quo, avec la poursuite du durcissement déjà programmé du malus CO₂ pour les thermiques et hybrides.

Acheter une électrique sans mauvaise surprise

  1. Vérifiez la taxe régionale applicable dans votre région avant l’achat : c’est aujourd’hui le principal poste variable du coût de la carte grise d’une électrique.
  2. Ne provisionnez aucun malus pour une électrique neuve immatriculée en 2026 : l’exonération CO₂ et poids est totale.
  3. Si vous visez un grand SUV électrique (plus de 2,1 t), suivez les débats du PLF 2027 à l’automne : c’est le segment le plus exposé à un retour du malus au poids.
  4. Pour un hybride rechargeable, calculez le malus au poids avant de signer : seuil à 1 500 kg depuis janvier 2026, l’addition peut dépasser plusieurs milliers d’euros sur les modèles familiaux.
  5. Conservez la date de première immatriculation en tête : le malus se paie une seule fois, à la première immatriculation en France. Un achat d’occasion déjà immatriculé n’y est donc pas soumis.

Le 27 juillet 2026, la Fédération nationale de l’automobile (FNA) a présenté à Bercy un projet de malus calculé sur le prix d’achat du véhicule. De quoi relancer une question que beaucoup d’automobilistes se posent : une nouvelle taxe vise-t-elle les voitures électriques ? Réponse courte : non, pas en 2026. Mais le dossier mérite d’être regardé de près, car deux mesures récentes ont déjà changé la facture à l’immatriculation.

Notre méthode

Propositions FNA : un malus assis sur le prix d'achat

La FNA, qui représente les artisans et entrepreneurs de l'automobile, a défendu trois mesures le 27 juillet 2026, lors de la deuxième réunion du groupe de travail sur la fiscalité automobile organisé par le ministère de l'Industrie :

  • Première demande : supprimer le malus au poids à compter du 1er janvier 2027.
  • Deuxième demande : remplacer le barème actuel du malus CO₂ par une grille simplifiée à quatre taux, proportionnels au prix du véhicule, sur le modèle espagnol, avec des plafonnements protégeant les modèles les plus accessibles. Le tout serait figé pendant cinq ans.
  • Troisième volet : relancer le marché de l'occasion, via le retour de la prime à la conversion et un bonus pour l'achat d'un véhicule électrique ou hybride d'occasion récent.

L'objectif affiché est économique avant d'être écologique : retrouver 1,9 million d'immatriculations neuves par an d'ici 2029, dans un pays où près de 14 millions de véhicules en circulation ont plus de 15 ans. Pour Émilie Repusseau, secrétaire générale adjointe de la fédération, la fiscalité actuelle est devenue « un mur qui bloque les ventes ».

Un point mérite l'attention des futurs acheteurs d'électriques : un malus calculé sur le prix, et non plus sur les émissions de CO₂, ferait potentiellement entrer les voitures électriques dans le champ de la taxation à l'immatriculation. Elles en sont aujourd'hui totalement absentes, puisqu'elles n'émettent pas de CO₂ à l'usage et restent exonérées du malus au poids.
Les plafonnements évoqués par la FNA limiteraient l'effet pour les modèles abordables, mais le principe changerait de nature. À ce stade, Bercy a simplement indiqué qu'il examinerait le calibrage des mesures. Rien n'est arbitré.

Malus au poids électrique : la taxe abrogée avant d'exister

C'est probablement l'origine de la confusion autour d'une « nouvelle taxe sur les électriques ». La loi de finances pour 2025 avait bel et bien voté l'entrée des voitures électriques dans le malus au poids au 1er juillet 2026, avec un abattement de 600 kg compensant la masse des batteries. Concrètement, seuls les modèles dépassant environ 2,1 tonnes auraient été taxés.

Cette mesure n'a jamais vu le jour. La loi de finances pour 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026), adoptée définitivement le 2 février 2026 après recours à l'article 49.3, a supprimé la disposition avant son entrée en vigueur : son article 58 a réécrit l'article L421-78 du Code des impositions sur les biens et services, qui régit les exonérations du malus au poids selon la source d'énergie, dans une rédaction entrée en vigueur le 1er mars 2026.
En 2026, une voiture 100 % électrique, comme un véhicule à hydrogène, reste donc exonérée du malus au poids, quelle que soit sa masse. Pendant ce temps, la pression fiscale s'est durcie pour les autres motorisations : le seuil du malus au poids est passé de 1 600 à 1 500 kg au 1er janvier 2026, et le malus CO₂ se déclenche désormais à 108 g/km, contre 113 g/km en 2025.

Le cas qui cristallise le débat : le Peugeot 5008 hybride rechargeable. Édouard Bonnefis, élu en charge du groupe fiscalité automobile à la FNA et dirigeant de Bonnefis Automobile dans l'Aveyron, a témoigné à Bercy aux côtés d'Émilie Repusseau : selon lui, ce modèle familial, pourtant sous le seuil de déclenchement du malus CO₂, supporte 6 100 € de malus uniquement en raison de son poids et dans certains cas, ajoute-t-il, le malus dépasse le prix de vente du véhicule. C'est l'exemple que la fédération a choisi pour illustrer ce qu'elle considère comme une incohérence du dispositif. Nuance apportée par la presse spécialisée : de nombreux hybrides simples restent sous le seuil de 1 500 kg et échappent au malus au poids : la formule « le malus pénalise les hybrides » demande donc à être maniée avec précision.

Sources

Cette page vous a-t-elle aidé ?

Votre retour est lu par la personne qui a rédigé cette page. Il n’est pas publié.

Que souhaitez-vous signaler ?

Uniquement pour vous répondre si votre remarque appelle une réponse. Elle n’est jamais utilisée à des fins de prospection, et elle est effacée une fois la page corrigée.

L’envoi n’est pas encore branché

L’écran est en place ; l’acheminement demande un hébergement capable d’exécuter du code. Rien ne part pour l’instant.

Une question sur votre propre dossier se traite plus vite par nos canaux d’assistance, qui ouvrent votre situation plutôt que cette page.

Les dernières actualités

Toutes les actualités →

Une conseillère à vos côtés, une réponse écrite sous 24 heures ouvrées

Aucune pièce n’est demandée avant le paiement : ce que comprend votre service vous attend ensuite dans votre espace.

Commencer ma démarche

Nous écrire

Réponse écrite sous 24 heures ouvrées, à l’adresse que vous indiquez.

Si votre question porte sur un dossier, indiquez l’immatriculation du véhicule : cela nous évite de vous la redemander.

Emplacement de la vérification anti-robot

À monter avant la mise en ligne. Tant qu’elle manque, le formulaire est ouvert.

Votre nom et votre adresse ne servent qu’à vous répondre. Ils ne sont ni cédés ni utilisés à des fins de prospection. L’adresse de la page d’où vous écrivez accompagne le message, pour situer votre question — voir la Confidentialité.

Votre message est parti

Vous recevez une réponse écrite sous 24 heures ouvrées, à l’adresse que vous venez d’indiquer.

Le message n’a pas pu être transmis

Rien n’est perdu. Le lien ci-dessous ouvre votre logiciel de messagerie avec votre objet et votre texte déjà écrits : il ne vous reste qu’à le transmettre.

Ouvrir ma messagerie